Cédric Gainche

Président de l’EKDP – 6e dan – Professeur de Karaté Shotokan

Cédric Gainche – Président EKDP

Mes débuts

J’ai commencé le karaté lorsque je suis rentré en 5e. Mes parents essayaient depuis longtemps de me faire aimer le sport, mais rien ne me passionnait vraiment. Après le tennis, la gymnastique, le badminton… c’est en 1988 que j’ai franchi pour la première fois la porte d’un dojo.

Nous étions venus simplement pour regarder un cours, mais on m’a gentiment proposé d’essayer. À la fin de la séance, je m’étais amusé : jeux, roulades, coups de poing… et surtout, aucune remarque désagréable sur mon ignorance ou ma maladresse. Quand le professeur m’a proposé de revenir la semaine suivante, je n’ai pas su dire non. À la fin de la saison, en recevant mon premier grade, je savais déjà que je continuerais.

Et que s’est-il passé depuis ?

Aujourd’hui, je suis 6e dan, et le karaté est devenu à la fois une passion et un besoin. Grâce à mes parcours scolaire, militaire et professionnel, j’ai eu la chance de suivre l’enseignement de nombreux professeurs, chacun m’apportant une vision différente.

Parmi eux : Pascal Lecourt (Rouen), Gérard Claverie (Bordeaux), Noël Carrere et Sylvain Queyroi (Mérignac). Depuis 1999, je m’entraîne auprès de Christian Babille (Paris – 7e dan), un professeur remarquable qui m’a appris qu’on peut être très sérieux dans l’entraînement tout en restant profondément humain.

Tous ont un point commun : Maître Kase. Un homme qui, à plus de 70 ans, démontrait encore une énergie fabuleuse. D’autres figures ont nourri ma passion : Jean-Pierre Lavorato (9e dan – Expert Fédéral), Maître Shirai (Italie)… Tant que de telles personnes continueront à transmettre, je ne pense pas que ma passion s’éteindra.

Ce que je retiens après plus de 30 ans de pratique

Le karaté est une école d’égalité : dans le dojo, chacun progresse à son rythme, sans jugement. C’est aussi une école de respect, de persévérance, de maîtrise de soi. Une discipline qui forge autant le corps que l’esprit.

Après un accident qui aurait pu mettre fin à ma pratique, j’ai compris que le karaté n’était pas seulement un sport : c’était un chemin, une manière de se reconstruire, de se dépasser, de rester debout.

Aujourd’hui, j’ai envie de transmettre ce que j’ai reçu. Pas seulement une technique, mais une manière d’être. Des professeurs m’ont consacré du temps, et grâce à eux — et au karaté-do — j’ai pu me réaliser. Il est temps, à mon tour, de donner ce que j’ai reçu.

Rôle au sein de l’EKDP

Voir l’équipe pédagogique Découvrir l’association